
Septembre 1991. Ce titre, à la une du Corriere dello Sport, résume à lui seul la météorite Foggia : « Milan ou Juve ? Foggia, c’est mieux ! » L’équipe de Foggia vient d’entamer sa première saison en Serie A. Après un match nul contre l’Inter, une courte défaite contre la Juventus et une victoire à Florence, les Rossoneri ont entamé leur opération séduction. À travers un football courageux, dans la lignée de l’audacieux Arrigo Sacchi, ce club des Pouilles attire tous les regards, les envies, voire suscite les jalousies. C’est le début du « Foggia des miracles ». Cinq saisons durant, Foggia va gravir les échelons, jusqu’à flirter avec une qualification en coupe de l’UEFA. Aux commandes, un entraîneur tchèque signant ses exploits d’un Z qui veut dire Zeman.
Sacchi et Zeman, pour l’amour du jeu
Dans les années 1980, le championnat italien est d’une compétitivité extrême. Les clubs se partagent les meilleurs joueurs et les trophées. Six champions différents sont sacrés en dix ans : la Juve de Platini et Boniek, la Roma de Falcao et Conti, le Naples de Maradona et Giordano, le Milan de Baresi et Gullit, l’Hellas Vérone d’ Elkjær et Briegel, l’Inter de Bergomi et Matthäus. Aux quatre coins de l’Italie, des stars. Même l’Udinese a réussi à attirer le génial brésilien Zico. Le football exalte les qualités des joueurs. Les tacticiens se régalent. Le but ? Faire déjouer l’adversaire, l’empêcher de marquer et se projeter en contre-attaque. Le marquage individuel est une norme. Les corps à corps sont intenses, parfois violents, le dimanche sur les pelouses italiennes. Dans chaque équipe, les fondamentaux du football italien sont sagement respectés.
Deux hommes vont bouleverser les codes. Le premier se nomme Arrigo Sacchi. Avec l’AC Milan, il introduit le marquage en zone, la défense haute, une...
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